Adapter son comportement

Adapter son comportement, c'est une règle élémentaire pour la protection de la faune hivernale.
Trois pistes essentielles sont à explorer :

La recherche et/ou la transmission de l'information

AM Reboulet

Trop souvent encore, skieurs de randonnée et raquettistes ignorent un principe fondamental en montagne hivernale: sous la neige, la vie... Nombreux sont encore ceux qui « pêchent par ignorance ». Les règles de sécurité sont en principe connues; celles relatives au milieu le sont peu ou pas du tout. D'où la nécessité d'une sensibilisation par l'information sur le comportement animal en hiver. Les panneaux informatifs sur le terrain ont cet objectif. Rien ne remplace néanmoins les lectures que tout un chacun pourra faire notamment grâce aux dossiers développés par les différents acteurs. La campagne suisse « Respecter, c'est protéger » est un support précieux pour tous ceux qui s'intéressent à la question: analyse des risques ihérents à la période hivernale; spécificités de chaque espèce. Les parcs, réserves et autres partenaires produisent des documents de sensibilisation du public sous forme de fiches, brochures, vidéos ... que l'on retrouvera sur leur site internet (voir le dossier Panorama des aires de protection de la faune hivernale).

 

La préparation de la sortie : un choix de l'itinéraire responsable

Préparation de la sortie
  • Les aires de protection de la faune hivernale ne sont pas mentionnées sur les cartes IGN. Il est donc important d'en vérifier l'existence auprès des sites des acteurs locaux qui, de plus en plus, développent outre une signalisation sur le terrain, une cartographie permettant d'anticiper l'itinéraire.
  • Il convient aussi de s'interroger sur la signification des mesures annoncées. L'appellation utilisée (zones de tranquillité, zones refuges, zones d'hivernage....) n'a pas toujours la même signification. Ne négligeons pas la légende qui accompagne les cartes établies par les parcs, réserves, associations, fédérations....
  • Une recommandation n'est pas une interdiction, mais elle n'est pas formulée par hasard. Souvent les acteurs de terrain auront observé une diminution de la population, notamment des galliformes, qui auront fui les zones favorables à leur hivernage, trop fréquentées par les randonneurs, pour se déplacer vers des espaces plus calmes, mais moins adaptées à leur survie. Il convient donc d'en tenir compte.
  • Les chiens sont interdits dans certains espaces naturels protégés (parcs nationaux, réserves...). Lorqu'ils sont tolérés, dispensons-nous néanmoins de leur compagnie, susceptible de provoquer fuite ou envol des espèces sauvages.

     

Le déroulement de la sortie : un comportement responsable

Tétras-lyre. Croquis de Martial Bos
  • Les balisages, cordages, fanions, panneaux explicatifs sensibilisent et responsabilisent le randonneur. Prenons le temps de les repérer et d'en prendre connaissance.
  • Il est toujours tentant de faire SA trace! Dans la mesure du possible, restons sur les traces existantes et évitons les zones de lisière où la faune vient souvent chercher abri et nourriture.
  • Il est passionnant de détecter et identifier les traces d'animaux. Elles nous incitent à une plus grande vigilance de comportement. Soyons respectueux du silence de la montagne, ne provoquons pas leur fuite....
  • Et si par chance, nous croyons apercevoir l'objet de notre convoitise, observons-le à distance. L'usage de jumelles est toujours plus recommandable que celui de l'appareil photo, quelles que soient la qualité ou l'exemplarité de l'image attendue.


 

 

Et n'oublions jamais :

SOUS LA NEIGE, LA VIE