Le refuge de l'Aigle est rénové

Le refuge de l'Aigle est fini !

Situé à 3450 m d'altitude, « l'Aigle » appartient depuis plus d'un siècle au club très fermé des refuges mythiques. Réservé aux alpinistes initiés et passionnés, sur les pas de Pierre Gaspard, vainqueur de la Meije et de ses arêtes en 1877, il est l'un des plus anciens refuges construits par le Club alpin français.
Consciente de la nécessité de rénover et d'agrandir le refuge de l'Aigle, la FFCAM a entrepris depuis 1998 la réhabilitation du refuge. Le résultat des dernières études et de la concertation entre tous les partenaires ont abouti à un projet de confortement du refuge actuel au même endroit, avec une capacité de 30 places, en améliorant la gestion environnementale, la sécurité des alpinistes et les conditions d'hébergement et de travail des gardiens.

Quelles rénovations ?

La structure originelle du refuge est restaurée et protégée par une coque en bois massif contrecollé. Cet écrin protecteur intègre un sas côté sud pour améliorer le confort de tous : un espace gardien, la cuisine et les locaux techniques côté Nord.
Chaque détail de l'architecture a été étudié pour que la volumétrie de l'ensemble conserve des proportions en harmonie avec le site.
L'organisation intérieure reste inchangée avec une grande salle commune ouverte sur trois niveaux de bat-flanc. La sécurité des alpinistes couchant en haut est assurée par une coursive surplombant la salle commune.

 

Esthétique du refuge

Le refuge de l'Aigle respecte « l'esprit » du refuge historique avec sa pièce unique, en conservant et en mettant en valeur la structure bois d'origine et le mobilier.

L'architecture du refuge reste simple et unitaire dans une forme élémentaire qui doit conserver un rapport poétique et symbolique au site.

Construction d'une façade du refuge

Focus sur la gestion des énergies et des ressources

Le chauffage est assuré par des panneaux solaires et l'électricité par des panneaux photovoltaïques installés sur la toiture. Le chauffage de l'eau se limite à la douche du gardien et à la vaisselle.
Ainsi l'énergie fossile gaz est réservée à la seule cuisson des aliments. Un groupe électrogène de secours permet la recharge des batteries en cas de mauvais temps prolongé.
Les besoins sont maîtrisés par un choix judicieux de l'ensemble des équipements : éclairage basse consommation, appareils de classe A. L'alimentation en eau potable est obtenue par l'eau de fonte du glacier remontée par pompage jusqu'à un réservoir et en mi- saison par l'eau de fonte de la neige. L'eau destinée à la consommation est traitée en fonction de sa qualité vérifiée au niveau du captage.

Coût opération : 1,6 millions d'euros

Autofinancement FFCAM : 38 %

Investissements partenaires financiers : 62 %

38 % FNADT, 15 % région Provence - Alpes - Côte d'Azur, 7 % département des Hautes-Alpes, 2 % Agence de l'eau.