La FFCAM et la protection de la montagne

La Fédération française des clubs alpins et de montagne n'est pas seulement une fédération sportive. C'est parce que le milieu montagnard est au c½ur de nos pratiques, parce qu'il fait partie de notre patrimoine à tous, qu'il nous tient à c½ur de le préserver, d'éduquer et de sensibiliser nos adhérents et tous les pratiquants en général.
En même temps, la FFCAM revendique pour tous le libre accès à la nature, dans le respect des règles qui la protègent.

Notre organisation

Depuis 1976, cette mission de la FFCAM est animée par la commission nationale de protection de la montagne (CNPM), désignée pour 4 ans. Le bureau fédéral comporte un vice-président au milieu montagnard.

Un peu d'histoire

L'engagement de la FFCAM remonte à la fondation du club alpin français, l'accent étant mis d'abord sur la connaissance des montagnes et le souci d'en faciliter l'accès. Il évolue progressivement vers la lutte contre le suréquipement et la banalisation de la haute montagne à partir des années soixante. Le club alpin a été l'un des promoteurs  les plus actifs de la création de parcs nationaux de montagne.

Randonneur vue lac Pyrénées

Parce qu'elle s'appuie sur des valeurs telles que la beauté, l'amour de la nature et l'effort gratuit, cette relation avec la montagne a engendré une véritable éthique. 

Les valeurs de la FFCAM, ses analyses et ses positions en matière d'aménagement et de protection de la montagne sont exprimées dans la Charte Montagne  « Pour un développement respectueux de l'environnement » approuvée en assemblée générale de 2010.

La FFCAM s'efforce d'intégrer cette préoccupation de l'environnement dans toutes ses activités : formation de ses adhérents et de ses cadres, conception et gestion de ses refuges, sensibilisation aux pratiques responsables, participation à l'aménagement et à la protection des territoires de montagne.

 

La Charte montagne en 10 points (résumé)

  • La montagne constitue une richesse naturelle et rare, qu'il convient de protéger.
  • Conservons-lui son statut d'espace de liberté : ce milieu est fragile, ne laissons pas toutes sortes d'aménagements touristiques le dégrader, ne transformons pas la montagne en parc d'attractions artificielles.
  • Respectons aussi le cadre de vie des populations enracinées depuis longtemps et des nouveaux habitants qui ont choisi de s'y investir.
  • Ayons une vision à long terme et conservons pour les générations futures des sites capables de cristalliser les rêves et les émerveillements des hommes. Un développement non maîtrisé met la montagne en danger.
  • Respecter le milieu, c'est aussi protéger la culture et l'architecture traditionnelle.

  • L'environnement montagnard est particulièrement sensible aux pollutions. Seul le transfert sur rail du transport trans-massifs de marchandises évitera la transformation des vallées en couloirs pour poids lourds.
  • En-dehors des voies ouvertes à la circulation, aucun véhicule à moteur n'a sa place dans les espaces naturels.
  • Le refuge favorise l'accès à la montagne, la maîtrise de sa fréquentation et de son impact sur le milieu naturel. Ce n'est pas un hôtel.
  • La haute montagne doit rester un terrain d'aventures où les pratiques sportives s'appuient sur la formation à l'autonomie responsable et non sur un suréquipement systématique.
  • Protéger le milieu montagnard, c'est aussi respecter le principe de la liberté d'accès aux montagnes de manière responsable.

Consultez le texte intégral de la Charte montagne