Chalet des Tuffes : le goût du Jura

Publié le 9 janvier 2026

Promesse de nature et de déconnexion, le chalet des Tuffes, situé au cœur du Jura, enchantera tous les sportifs de montagne.

Le chalet des Tuffes, cet hiver, après les premières chutes de neige. © Clara et Valentin Larderet Le chalet des Tuffes, cet hiver, après les premières chutes de neige. © Clara et Valentin Larderet

Situé quasiment sur la frontière suisse, non loin du col de la Faucille et de la station des Rousses, le chalet des Tuffes est un lieu carrefour, promesse d'ailleurs et d'horizons renouvelés. Pour y accéder, il faut quitter la départementale et s'engager sur un chemin ombragé, dans la forêt. Une fois traversé ce tunnel de verdure, on aperçoit une solide bâtisse, tout en longueur, dotée de deux niveaux. Côté nord: la vue sur les arbres, feuillus et résineux dont les branches viennent lécher la façade. Côté sud, une terrasse ensoleillée, une succession de prairies et, au fond, la perspective de la Dôle, sommet emblématique du Jura suisse, qui culmine à 1 677 mètres d'altitude. Le visiteur est immédiatement frappé par la beauté des paysages, la palette de verts qui se déploie, à la fois apaisante et stimulante. La route en contrebas, dont la rumeur est étouffée, est aussitôt oubliée. Ici, dans ce massif ancien, on pourra laisser glisser les heures… Se ressourcer, en somme.

Le refuge est tenu depuis 5 ans par Valentin Larderet et sa compagne Clara. Tous deux sont passionnés de montagne et amoureux du Jura. Originaire de Haute-Savoie, Valentin a suivi une formation de paysagiste. « J'ai dû apprendre 1 200 espèces de végétaux au cours de mes études, et acquérir des notions de maçonnerie, menuiserie, de plomberie ou encore d'électricité, nécessaires pour aménager les jardins avec leurs terrasses et leurs bassins… » Il a notamment exercé ce métier saisonnier l'été, en alternance, l'hiver, dans la station du Grand- Bornand, avec celui de mécanicien en remontées mécaniques, puis, à l'année, de mécanicien d'engins de damage. Ces expériences ont constitué pour lui une école du regard, du respect de l'environnement, et du bon sens : « Je suis très sensible à la beauté des paysages, à leur cohérence et à leur préservation. Il faut respecter les essences de montagne… On ne peut pas planter des bananiers dans le Jura ou déforester pour implanter un bâtiment ! » Pratiquant la randonnée, le VTT et le ski de randonnée, Valentin aime la montagne en toutes saisons, dont il apprécie le calme et la beauté.

Le chalet des Tuffes, l'été © Jean-François DURANT (lorraine drone) - Collection FFCAM Le chalet des Tuffes, l'été © Jean-François DURANT (lorraine drone) - Collection FFCAM

La venue du couple aux Tuffes ne relève pas du hasard : elle répond à leur passion pour la montagne et à leur goût spécifique pour le Jura. La famille de Clara possédait en effet une mai- son de vacances dans la région, vers Doucier. Valentin, quant à lui, a effectué de nombreux séjours dans ce secteur, qui l'a immédiatement enchanté. « On aime les paysages très verts du Jura, assez doux et vallonnés, accessibles. C'est un massif plus préservé, moins aménagé que les Alpes… Ça nous semble chaleureux, rural, beaucoup moins "surfait"… C'est vraiment dépaysant, dans le bon sens du terme. On trouve ici des vignes, de la montagne, de la prairie, des forêts… »
Originaire de l'Oise, en Picardie, Clara a toujours voulu vivre à la montagne. Dès qu'elle a pu, elle s'est installée en Haute-Savoie et a commencé à travailler dans la restauration, notamment au pied des pistes de ski. « Il y a une ambiance différente de ce que l'on trouve dans une restauration à l'année. J'aime le travail saisonnier, car les gens sont souvent plus détendus en vacances… » Adepte du ski de fond, qui lui permet de profiter pleinement des reliefs, elle a combiné montagne et restauration en travaillant comme aide-gardienne au chalet des Trois-Fours, dans les Vosges. Sa vision de ce métier, qui rejoint totalement celle de son compagnon, tient en un mot: l'humain. Clara et Valentin ont le goût du partage, de l'accueil, l'envie de rencontrer chaque semaine de nouvelles personnes, et une passion pour les bons petits plats. Avec une répartition précise entre chacun : salé pour monsieur et sucré pour madame. « J'ai envie, explique Valentin, d'épater les gens avec une cuisine très familiale et variée : on peut tomber sur un chili con carne ou un couscous… Il peut y avoir des viandes, de la fondue, bien sûr, ou encore des plats un peu hivernaux comme Le Mont-Dore, la tartiflette, en rappel de mes origines… » Question gourmandise, Clara a une prédilection pour le tiramisu, les tartes citron et les desserts à base de chocolat (moelleux, fondants, agrémentés d'une base noisette, de fraises ou d'un petit biscuit).

 

© Valentin et Clara Larderet © Valentin et Clara Larderet

Une carte alléchante à déguster après une journée au grand air (active ou, qui sait, contemplative). Doté de 43 couchages répartis en treize chambres de deux à cinq places – dont une pour les personnes à mobilité réduite, au rez-de-chaussée–, le chalet des Tuffes est en pleine nature, au cœur d'un immense terrain de jeu montagnard. Le bâtiment se trouve en effet à un kilomètre de la Transjurassienne, circuit allant de Lamoura (Jura) à Mouthe (Doubs), que l'on peut par- courir été comme hiver, à pied, à vélo, à ski de fond ou à raquettes. Les randonneurs peuvent s'élancer sur le GR®9, tout proche. Quand la saison hivernale arrive, le chalet devient le paradis de la glisse : le domaine skiable des Rousses, comprenant 52 km de pistes, est situé à tout juste… 200 m. De manière générale, on peut s'élancer directement depuis le chalet, skis ou raquettes aux pieds, sur une multitude d'itinéraires balisés, pour s'adonner au ski nordique ou de randonnée.

Valentin confesse avoir un faible pour le sentier menant à la Dôle : « Depuis le sommet, on découvre un des plus beaux panoramas d'Europe ! On voit le massif des Aravis, dont je suis originaire, le lac Léman et celui d'Annecy, c'est vraiment magnifique ! C'est à 50 km à vol d'oiseau : on a presque l'impression de toucher ces montagnes… » Au-delà de la pratique sportive, le secteur regorge de lacs et de sites naturels comme les cascades du Hérisson. En passant par La Cure, le plus proche village, on peut rapidement descendre vers Nyon, en Suisse, et se retrouver sur les bords du lac Léman.
Le refuge est ouvert de janvier à mars, puis de mai à octobre. La réservation en ligne, via le site du chalet est possible. Pour des réservations très avancées ou hors période d'ouverture, veuillez contacter directement Clara et Valentin par téléphone, numéro indiqué sur le site du refuge.