Le refuge d'Arremoulit réouvre ses portes cet été 2026

Publié le 2 juin 2026

On y est ! Après trois années de travaux, le refuge d'Arremoulit accueille à nouveau les pratiquants de montagne.

Le lac d'Arremoulit et le refuge éponyme, avant les travaux de rénovation © Jan Novak - Collection FFCAM Le lac d'Arremoulit et le refuge éponyme, avant les travaux de rénovation © Jan Novak - Collection FFCAM

Le refuge d'Arremoulit, situé au fond de la vallée d'Ossau, au cœur du parc national des Pyrénées, s'apprête à rouvrir ses portes au public après trois ans de chantier. Construit en 1886 par le club alpin, il est le premier refuge construit dans les Pyrénées, – à l'époque, un simple abri sous roche. Il a été plusieurs fois détruit au cours du siècle dernier, mais à chaque fois reconstruit, le club alpin français ayant toujours considéré que son emplacement, dans le cadre minéral et sauvage du massif du Balaïtous, avait un intérêt pour l'accès à la haute montagne. Situé au pied du Pic Palas, point culminant des Pyrénées-Atlantiques avec ses 2974 m, le refuge attire en effet un large public : alpinistes, grimpeurs, randonneurs ou familles.  

Arrivée au refuge d'Arremoulit, avant travaux © Ivan Olivier - Collection FFCAM Arrivée au refuge d'Arremoulit, avant travaux © Ivan Olivier - Collection FFCAM

Parfaitement intégré dans le paysage

Le projet de rénovation d'Arremoulit tient compte de ces différents usages. Ces espaces ont été repensés pour être plus fonctionnels. Autrefois sous-dimensionnée, la salle commune a été agrandie, pouvant accueillir cinq tablées. Un chauffage au bois assure son confort par temps froid. La capacité de couchages a été maintenue à 44, répartie en 7 dortoirs (de 2 à 10 couchages). Un local réchaud accueille les usagers en gestion libre.  
Pour favoriser son intégration paysagère et tout en optimisant sa performance thermique, l'architecture du refuge est restée compacte. Le nouveau bâtiment a été construit sur le socle en pierre de l'ancien refuge. La salle voûtée datant du bâti de 1927, témoin des traditions architecturales pyrénéennes, a néanmoins été conservée et restaurée. Le bardage en inox qui pare les façades du refuge va se patiner dans le temps, permetttant au refuge de se fondre dans le paysage.
L'énergie et l'eau chaude nécessaire à l'exploitation du refuge sont fournies par des panneaux solaires photovoltaïques et thermiques. Toujours dans l'objectif de réduire l'impact environnemental de ses refuges, quatre toilettes sèches ont été installées contribuant à réduire les besoins en eau du site.

 

De retour au refuge d'Arremoulit © Ivan Olivier - Collection FFCAM De retour au refuge d'Arremoulit © Ivan Olivier - Collection FFCAM

Les portes de la haute montagne

Bordant le lac d'Arremoulit, le refuge est une porte d'entrée vers les activités de montagne. Il est tout d'abord un point de départ privilégié pour les ascensions du pic Palas (2 974 m) ou de l'Arriel (2824 m). Le refuge donne également accès à plusieurs voies d'escalade sur les contreforts du pic du Lac d'Arrious (2495 m). Ces vallées des Pyrénées, particulièrement préservées et sauvages, se découvrent aussi en chaussures de randonnée. Le refuge constitue d'ailleurs un point d'étape sur plusieurs circuits ou traversées, tels que le tour du Palas ou la HRP. Le refuge d'Arremoulit est également accessible aux pratiquants moins aguerris et aux familles à partir du lac d'Artouste grâce au train d'artouste et constitue ainsi un lieu de découverte de la haute montagne. 

Le refuge sera gardé par Émilie Moura et Millán Ibáñez, le couple franco-espagnol qui gardait le chalet de Gourette depuis 2020. Découvrez leur portrait ici !

Des photos du nouveau bâtiment seront prochainement publiées. 
 

Accéder au refuge

Accéder au refuge :

  • Par le train d'Artouste, depuis la station d'Artouste, 1h30 de marche depuis la gare d'arrivée.
  • Du Caillou de Soques, par le lac d'Arrious, en 4h de marche (1000 m de dénivelés)
  • De l'Espagne, par la vallée de la Tena, parking de la Sarra, en 4h de marche, (1000 m de dénivelés)